Gregory Charles improvise l’année 69 !

«Vintage 69»

Nostalgique et surdoué comme on le connait, Gregory Charles table encore sur ses multiples talents et sa passion dans son nouveau projet, le spectacle «Vintage 69», qui a eté présenté que trois soirs à L’Olympia de Montréal cette semaine, mais qui sera éventuellement repris ailleurs en province.

Le concept de «Vintage 69» est simple: Gregory Charles, fidèle à sa réputation et ses capacités de «jukebox» vivant, y revisite les chansons marquantes de 1969, année qu’il considère bénie musicalement, tant du côté anglophone que francophone. Il se fie sur sa seule mémoire pour déclamer accords et paroles, dans un ordre qui varie à chaque représentation.

De la «Proud Mary» de Creedence Clearwater Revival aux «Champs Élysées» de Joe Dassin ou «Un peu plus haut, un peu plus loin» de Jean-Pierre et Ginette, en passant par Led Zeppelin, les Beatles et Janis Joplin, Gregory Charles se remémore ce temps «où les politiciens étaient inspirants», dit-il, dans une formule qui lui est propre et lui sied bien.

Du début à la fin, «Vintage 69» n’est qu’improvisation. Aucun programme préétabli ne guide la soirée; ce sont les doigts hyperactifs de Gregory, au clavier, qui signalent le départ des différents morceaux, et ses huit acolytes, six musiciens et les chanteuses Kim Richardson et Lulu Hughes – absolument sublimes, et dans une forme vocale admirable – suivent la note.

Aucune répétition n’a même eu lieu avant la première de «Vintage 69», a juré Gregory Charles. La complicité est donc grande au sein du petit groupe, qui doit rapidement s’adapter aux intuitions de son chef d’orchestre.

 

Avec humour

Son bandeau rouge à la Woodstock autour du crâne, Gregory Charles se gâte en nous entraînant près de 50 ans en arrière, avec des explications fréquentes sur le contexte politique, culturel et social de l’époque. Il aborde un mois à la fois, avec son humour badin.

Si vous vous souvenez du «Donald Lautrec Chaud» de Donald Lautrec, vous avez largement dépassé l’âge de la ménopause, décrète notamment Gregory. Et est-ce que «Que je t’aime» est encore de bon goût, à l’ère du mouvement #MoiAussi? Peut-être pas…
Gregory choie aussi le public, qui ne se gêne pas pour fredonner et taper des mains avec lui en reconnaissant les classiques à la «Laisse-moi t’aimer» ou «Let The Sunshine In».

Il laisse en outre énormément de place à ses compagnes féminines, Lulu Hughes et Kim Richardson, qui brillent comme jamais. Tant dans l’hommage à Aretha Franklin – comportant une époustouflante «(You Make Me Feel Like) A Natural Woman» – que dans «Oh Happy Day», les dames épatent dès qu’elles ouvrent la bouche, prouvant qu’elles sont d’immenses chanteuses.

Vintage 69: Mp3 « Paméla Beaudry – Cogeco Média »